• La chemise "conjugale" - Chemise de nuit

     

    Si en ces temps anciens les pauvres dormaient nus, les nantis portaient eux des chemises de nuit.
    Cette pièce de toile ample et longue permettait aux plus pudibonds, hommes ou femmes,
    de préserver leurs plus intimes parties des regards du conjoint.

    La chemise de nuit était faite d'une toile assez rustre qui ne devait certes pas faciliter les rapports libidineux entre les conjoints. Au cours du XVIIIè siècle les sœurs pudibondes des couvents inventèrent la « chemise conjugale » destinée au trousseau de leurs jeunes pensionnaires prêtes à marier. Cette chemise de nuit du père la Pudeur était dotée d'une ouverture sous le nombril qui permettaient donc aux époux d'assurer une descendance sans pour autant dévoiler leurs parties les plus honteuses !
    Elle fut par la suite baptisée « chemise à ouverture parisienne », « chemise de la famille chrétienne » ou encore « chemise à faire un chrétien ». Anatole France précise que les trousseaux des jeunes mariées comportent des chemises amples et longues, avec un petit pertuis qui permet aux jeunes époux de procéder chastement à l'exécution du commandement de Dieu relatif à la croissance et à la multiplication.
    La fameuse ouverture était parfois agrémentée de commentaires encourageants, à moins qu'il ne s'agisse d'un mode d'emploi pour les moins expérimentés ? On trouvait par exemple brodé autour de ce trou du bonheur la phrase : " Dieu le veut ". D'autres modèles pouvaient être fermés momentanément afin de signifier au mari qu'il n'était pas opportun de venir s'aventurer dans ce trou là pendant quelques jours ! Chez l'homme, l'ouverture pouvait prendre des formes plus adaptées.
    On parlait alors d'un « portail » surmonté d'un « pont-levis » avec, sur le nombril un bouton permettant d'y fixer la pièce d'étoffe au cours de l'acte. La taille de cette ouverture était standardisée !
    Soit à peu près une main, ou seize centimètres. Cela alimentait d'ailleurs les sarcasmes de certaines épouses probablement déçues qui répétaient à qui voulait l'entendre : " il y a plus de portail que de bétail".

    Cette tenue de nuit bien particulière perdura bien longtemps.
    On en voudra pour preuve ce témoignage d'une femme venue accoucher en 1952 à l'hôpital de Caen (Calvados) dans cette tenue. Son mari, père de douze enfants ne l'avait jamais vu nue !
    (Source : Histoire de la pudeur par Jean-Claude Bologne).

     
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  • Commentaires

    4
    Mercredi 12 Juillet à 21:13

    Bonsoir . Aucune idée du prix , vous devriez contacter des musées pour avoir une idée. Ils peuvent aussi être intéressés. Cordialement.

      • Aline
        Mercredi 12 Juillet à 23:39

        Merci de votre réponse. En fait j'ai réalisé qu'il s'agissait d'une chemise de nuit du commerce "trafiquée" par une grand-mère et qui n'a peut-être pas beaucoup de valeur.

    3
    Aline
    Dimanche 11 Juin à 18:01

    Bonjour je pense avoir trouvé ce type de chemise de nuit en vidant la maison de mes beaux-parents. Pourriez-vous m'indiquer la valeur approximative d'une chemise de ce genre ?

    Merci 

    Aline

    2
    Mardi 10 Décembre 2013 à 12:00
    voir les choses de ce monde
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